Bien choisir son assurance de prêt immobilier

En souscrivant un prêt immobilier, l’organisme bancaire demande toujours la mise en place d’une assurance bien que sa souscription ne soit pas une obligation légale. Cette démarche permet de protéger l’emprunteur et ses proches en cas de perte d’emploi, de décès et d’autres aléas de la vie. Toutefois, tous les contrats d’assurance ne se valent pas. Outre le montant, l’emprunteur doit porter une attention particulière à de nombreux critères. 

Assurance emprunteur : bancaire ou individuelle ?

Lorsqu’un emprunteur souscrit un crédit immobilier, son établissement bancaire va naturellement lui suggérer une assurance de groupe. Depuis 2010, avec la loi Lagarde, le débiteur a le droit de prendre une assurance individuelle. Si le débiteur ignore le processus et la délégation d’assurance lui permettant d’obtenir des garanties hors de la banque, il ne va pas pouvoir choisir son assurance emprunteur. Or, la garantie de groupe n’est pas forcément la plus attractive. Souscrite auprès de sa banque, cette garantie est souvent onéreuse. Le débiteur peut trouver une assurance emprunteur en dehors de sa banque, mais cette dernière peut alors lui proposer un taux d’emprunt moins avantageux. L’assurance individuelle reste plus intéressante malgré les conditions moins favorables pouvant être suggérées par la banque. Avec la loi Hamon et l’amendement Bourquin, il est par ailleurs possible de parer à l’augmentation de taux appliquée par l’organisme prêteur. Ils permettent de résilier l’assurance emprunteur dans les 12 mois suivant la signature du contrat et à échéance annuelle. 

Assurance emprunteur : les critères de choix

Pour trouver l’offre d’assurance emprunteur qui convient le plus et rapidement, il est conseillé de recourir à un comparateur d’assurance emprunteur. Ce type d’outil fonctionne généralement de la même manière qu’un comparateur de crédits immobiliers. Lors du choix de l’assureur, le débiteur doit porter une attention sur les garanties proposées. Elle doit obligatoirement inclure une garantie décès. Celle-ci devra couvrir l’intégralité du capital restant dû. D’autres garanties d’invalidité doivent également être incluses dans l’assurance emprunteur. Il s’agit notamment de la PTIA fonctionnant comme la garantie décès et couvrant une invalidité totale avec assistance, de l’IPT en cas de taux d’invalidité supérieur ou égal à 66 % et de l’IPP couvrant une invalidité supérieure ou égale à 33 %. Il existe également ITT dans le cas où l’emprunteur ne peut exercer sa profession temporairement. L’assureur est dans l’obligation de prendre en charge le remboursement des cotisations durant la période d’invalidité.  

Résiliation du contrat d’assurance de prêt : qu’en est-il ?

Le débiteur ayant souscrit un contrat d’assurance peut le résilier s’il a trouvé une offre plus adaptée à ses besoins. Toutefois, il doit respecter certaines conditions. La résiliation du contrat en cours doit se faire dans les 12 mois suivants la souscription selon la loi Hamon. Il peut également mettre fin à un contrat de plus d’un an à la date d’anniversaire de la souscription selon l’amendement Bourquin. Pour ce faire, l’emprunteur doit adresser une lettre recommandée avec accusé de réception 2 mois avant la date de résiliation annuelle et 15 jours avant le premier anniversaire du contrat. Avant de commencer toutes formes de démarches (souscription ou interruption), l’emprunteur doit rechercher une assurance emprunteur qui devra être validée par le nouveau contrat à sa banque. En effet, cette dernière exige que les garanties du nouveau contrat soient à minima aussi couvrantes que les dernières.